L'ÉTERNEL PATERNEL

Publié dans la revue: 
No. 39 - ELLES BÂTISSENT L'ÉGLISE...

L'ÉTERNEL PATERNEL

 

Un exemple de pratique individuelle, discrète, tenace ... goutte d'eau maintes fois répétée qui, multipliée, pourrait bien acquérir une certaine force d'érosion ...Nous avons appris que l'une d'entre nous avait écrit la lettre suivante aux responsables de Prions en Église, bulletin de prières liturgiques avec textes d'appui distribué dans les paroisses en vue des célébrations eucharistiques:

 

Montréal, le 25 juillet 1988.

M. le rédacteur de "Prions en Église"

Ottawa

Monsieur,

 

La liturgie de la messe du 7 juillet proposait une lecture tirée du livre d'Osée (11,1.3-4) où le Seigneur dit, en parlant d'Israël: "C'est moi qui lui apprenais à marcher en le soutenant de mes bras ... je me penchais vers lui pour le faire manger". Le rédacteur du Prions en Église a synthétisé le texte par ces mots: "la tendresse paternelle du Seigneur pour son peuple."

 

A mon avis, il n'y a rien de spécifiquement paternel dans cet extrait. N'estce pas surtout la mère qui "fait manger" son enfant, qui lui "apprend à marcher" ... Alors pourquoi ne pas dire avec plus de justesse: la tendresse maternelle du Seigneur? Puisque l'humanité a été créée à l'image de Dieu, pourquoi n'y aurait-il pas de féminin en Dieu? Pour exprimer sa tendre sollicitude pour son peuple, Jésus n'a pas craint de s'attribuer des attitudes féminines: " ... j'ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ..." Il n'a pas cru plus significatif de dire "... comme un coq rassemble ses poussins ..."

 

A bon entendeur, Salut!

 

Louise Roy

 

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