COMMUNIQUÉ: POSITION DE L'AUTRE PAROLE SUR L'AVORTEMENT

POUR LA VIE ET POUR LE CHOIX

COMMUNIQUÉ – 9 décembre 2013

POUR LA VIE ET POUR LE CHOIX!

L’autre Parole, une collective de femmes féministes et chrétiennes, rend publique sa position sur l’avortement : « Pour la vie et pour le choix ».

L’autre Parole est active au Québec depuis 1976. Depuis les débuts, le groupe publie une revue maintenant disponible gratuitement sur Internet (www.lautreparole.org). Le numéro 137, de novembre 2013, présente la position du groupe sur l’avortement, le contexte qui a amené les femmes à une mise à jour de leur discours ainsi que des articles de fond sur la problématique.

En 1981, des femmes de la collective appuyées par d’autres groupes féministes avaient convoqué les médias, afin de dire l’importance du libre choix en matière d’avortement et leur « solidarité à toutes les femmes qui donnent et entretiennent la vie depuis des siècles et des siècles ». Nous énoncions alors en réponse à l’Assemblée des évêques du Québec que « la vie des femmes n’est pas un principe » (L’autre Parole, no 17, avril 1982). En 1987, la collective a pris position. Nous disions « oui à la vie » et « oui au choix des femmes » (L’autre Parole, no 33, mars 1987).

Aujourd’hui, en 2013, dans un contexte où les conservatismes politiques, religieux et sociaux se trouvent en position de force et où on note un recul du droit des femmes à l’avortement sur le plan mondial et aux États-Unis en particulier, il devenait important de se pencher sur la question. Prenant appui sur l’articulation de la pensée éthique, féministe, chrétienne, écoféministe et anticolonialiste, il en découle un texte mûrement réfléchi et authentiquement collectif (voir www.lautreparole.org no 137 pour accéder non seulement à la prise de position, mais aux articles qui ont mené à cette prise de position). 

Les femmes de L’autre Parole affirment que « les femmes sont des sujets autonomes, conscientes et responsables et que devant des choix déchirants au regard de poursuivre ou ne pas poursuivre une grossesse, elles auront une réflexion éthique » (L’autre Parole, no 137, novembre 2013). 

Nous nous disons solidaires des femmes qui, devant une grossesse non désirée, osent se poser des questions et nous sommes solidaires de leur décision. Parallèlement, nous croyons en l’importance de mener des actions concertées pour diminuer le nombre d’avortements. La criminalisation de l’interruption volontaire de grossesse ne constitue pas une réponse adéquate et la sexosélection serait plus efficacement combattue par des mesures d’éducation, des cours d’éducation sexuelle, la lutte à la pauvreté. Nous sommes également pour la responsabilisation des hommes au regard de leur sexualité, etc. Nous sommes pour une vie durable et pour un choix durable, celui qui permet de faire naître d’autres choix, celui qui n’enferme pas dans des situations intenables.

En matière d’interruption volontaire de grossesse, ces paroles d’hier valent encore aujourd’hui : « aucune autorité extérieure (civile ou religieuse) ne peut se substituer au jugement de la conscience individuelle seule pleinement responsable et capable d’apprécier les données complexes qui caractérisent une situation donnée » (L’autre Parole, no 17, avril 1982).

Responsable de l’information : Christine Lemaire

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