No. 113 - Une autre parole de paix

Liminaire

Dans notre monde marqué par tant de
conflits, tant de guerres et de bruits de
guerre, une autre parole de paix ne peut
être que bienvenue.

C’est de cette Parole autre dont la revue
est porteuse en ce début de printemps.
Dans le premier texte : Vision théologique
et féministe de la paix, Louise Melançon
fait le tour de la question en soulignant
l’importance d’approfondir notre réflexion
sur cette aspiration à la paix qui habite le
coeur des Humains et Humaines.

Mais aux yeux d’Yveline , la paix sans la
justice n’existe pas. Elle doit se concrétiser
par notre engagement à plus de justice.
Pour elle, née en France en pleine guerre
mondiale, le chemin vers la paix exige un
travail permanent pour la justice et le
droit. D’où le devoir d’être artisanes de
paix en luttant pour la justice.

Pour Léona, c’est notre foi qui fonde et
nourrit notre aspiration à la paix, d’où son
engagement à se faire jardinière de la paix,
à travailler en faveur de la paix comme
artisane dans le quotidien.

Pour Marie, prendre soin de personnes en
phase terminale de vie invite et incite à
retrouver des attitudes maternelles comme
gestes qui créent un climat de paix chez
les malades autant que chez les soignantes.

Hélène, infirmière de profession, avoue
pour sa part qu’ayant soigné avec compassion
nombre de malades, elle a pu constater
que malgré sa fragilité dans la maladie
, chaque humain porte en lui un mystère
profond dont lui seul connaît le secret.

Pour Denyse et Diane, virtuoses en musique
et en chanson. C’est dans leur domaine
qu’elles nous entraînent en nous
présentant la paix en chansons : « Faire la
paix encore et encore » et « Comme elles».

Monique Dumais nous présente en paralelle
deux femmes : Débora , femme juive
et Shirin Ebadi, femme iranienne. Elles
remplissent toutes deux la fonction de
juge. Débora rend justice au nom de Yahvé
tandis que Shirin, démise de ses fonctions
de juge par la révolution islamique,
s’engage comme avocate à défendre les
droits des femmes opprimées. Elle recevait
en 2003 le Prix Nobel de la Paix.

Enfin je traite de la paix intérieure comme
d’une paix d’un autre monde reliée à la
vie, un pur don. Elle n’a pas de frontières
et échappe au temps.

Yvette Laprise
Pour le comité de rédaction